
Vers une égalité réelle pour faire face aux défis climatiques et énergétiques.
Hier, 11 février 2026, à l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science, à l’initiative de l’UNESCO, les chiffres continuent de montrer une sous-représentation persistante des femmes dans la recherche scientifique mondiale — un déséquilibre qui a des conséquences concrètes sur notre capacité collective à relever des défis clés comme le changement climatique, l’innovation énergétique et la transition vers des solutions durables.
Où en sommes-nous ?
🔹 Un tiers seulement des chercheurs dans le monde sont des femmes. Les données les plus récentes de l’UNESCO confirment qu’en 2024-2025, environ 33 % des chercheurs sont des femmes — et dans certains pays ce chiffre tombe à moins de 10 %.
🔹 Dans les disciplines STEM (science, technologie, ingénierie, mathématiques), la situation reste particulièrement marquée :
-
Seulement 35 % des diplômés STEM sont des femmes.
-
Moins de 22 % des emplois STEM dans les pays du G20 sont occupés par des femmes.
-
Et seulement 1 poste de direction STEM sur 10 est occupé par une femme.
🔹 Dans des domaines très stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les femmes ne représentent qu’environ 22 % des professionnels, ce qui illustre combien certaines technologies de pointe restent encore l’apanage majoritaire des hommes.
🔹 À l’échelle globale, ces constats n’ont guère évolué depuis plusieurs années, malgré une tendance à la hausse lente des femmes dans la recherche.
Pourquoi cet écart est un problème pour l’avenir énergétique et climatique ?
La science ne se contente pas de produire des connaissances : elle alimente les décisions politiques, guide les innovations technologiques et façonne les réponses aux crises globales. Une sous-représentation significative des femmes dans la recherche a plusieurs conséquences :
🌍 Moins de diversité de pensée = moins d’innovation
Une diversité accrue favorise des approches nouvelles et des solutions plus inclusives. Dans le domaine de l’énergie durable — comme le solaire photovoltaïque ou la rénovation énergétique — les équipes mixtes sont souvent plus performantes pour anticiper les besoins réels des populations et concevoir des systèmes efficaces pour tous.
🌱 Des travaux scientifiques biaisés
Des chercheurs issus d’un seul genre risquent d’ignorer des aspects critiques des problèmes sociétaux, y compris la façon dont les changements climatiques ou les politiques énergétiques impactent différemment femmes et hommes.
⚡ Moins de femmes = moins de modèles pour les générations futures
Pour attirer davantage de jeunes filles vers des domaines comme l’ingénierie énergétique, l’énergétique ou le développement durable, il est essentiel de montrer que la science est accessible à toutes et tous.
L’appel mondial : combler l’écart entre les genres en science
Face à ce constat, l’UNESCO lance un appel à l’action global pour réduire l’écart entre les genres dans la science, à l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science. Cet appel vise à mobiliser largement — gouvernements, institutions, secteurs public et privé, société civile — autour de mesures concrètes pour :
✔ promouvoir l’égalité des genres dans les parcours scientifiques ;
✔ soutenir l’accès des femmes aux formations et aux carrières scientifiques ;
✔ renforcer leur progression vers des postes de responsabilité ;
✔ et assurer un environnement de travail inclusif dans tous les domaines STI.
Et dans l’Union Européenne ?
Selon des sources récentes citées aujourd’hui même, le nombre de femmes scientifiques et ingénieures dans l’Union Européenne a atteint 7,9 millions en 2026, ce qui montre une croissance importante du vivier de talents féminins. Ce phénomène est considéré comme un atout pour l’innovation et la compétitivité européenne à long terme.
Ce que cela signifie pour la transition énergétique
Dans un secteur comme le photovoltaïque ou la rénovation énergétique, où l’innovation est essentielle pour atteindre les objectifs climatiques, une plus grande inclusion des femmes est une richesse stratégique :
🌞 Plus de femmes dans la recherche appliquée peuvent accélérer la création de solutions plus efficaces, plus durables et mieux adaptées à tous.
👩🔧 Une représentation équilibrée contribue à réduire les biais dans la conception des technologies énergétiques et à améliorer leur adoption sociale.
🤝 Encourager les femmes à occuper des postes de leadership scientifique peut renforcer les stratégies d’innovation autour de la neutralité carbone.
En résumé : réduire l’écart entre les genres dans la science n’est pas seulement une question d’équité — c’est un levier incontournable pour répondre aux enjeux climatiques et pour faire progresser des secteurs essentiels comme l’énergie solaire et la rénovation énergétique.





